
Le président colombien Gustavo Petro a assuré mardi qu’il n’enverrait pas d’armes à l’Ukraine, alors que les États-Unis lui auraient demandé de livrer des armes russes.
M. Petro a indiqué qu’il avait refusé parce que la Constitution colombienne ordonne la paix, de sorte que ce matériel «restera comme de la ferraille en Colombie», comme il l’a déclaré lors d’une conférence de presse à l’issue du sommet de la Communauté des États d’Amérique latine et des Caraïbes (CELAC), qui se déroule ces jours-ci dans la capitale argentine, Buenos Aires.
«Ces dernières années, la Colombie a acheté du matériel de guerre russe, des hélicoptères, etc. pour ses propres besoins à l’intérieur du pays. Pour ses propres besoins à l’intérieur du pays, ce matériel est là, il a des problèmes de durabilité car l’assistance est désormais impossible à échanger entre les parties», a-t-il expliqué.
C’est pourquoi il a ajouté que Washington lui a dit que, «pour résoudre le problème» de l’incapacité de la Colombie à «maintenir ces éléments actifs», elle devrait remettre les armes à l’administration Biden, qui les enverrait ensuite en Ukraine.
Ainsi, le président a insisté sur le fait que son cabinet est préoccupé par ce conflit, c’est pourquoi il va demander à la Cour pénale internationale (CPI) d’élever l’agression au rang de crime international. «Nous ne sommes avec personne, nous sommes avec la paix, c’est pourquoi aucune arme ne sera utilisée dans ce conflit», a-t-il conclu.
Source: (EUROPA PRESS)






