
Le Comité international olympique (CIO) a rejeté en bloc les «déclarations diffamatoires» faites lundi par certains hauts responsables ukrainiens accusant l’instance d’être un «promoteur de la guerre» si elle autorise finalement les athlètes russes et biélorusses à participer aux Jeux olympiques de 2024 à Paris.
«Le CIO rejette dans les termes les plus forts cette déclaration et d’autres déclarations diffamatoires. Ils ne peuvent servir de base à un quelconque débat constructif. Par conséquent, le CIO ne fera pas d’autres commentaires à leur sujet», a déclaré un porte-parole du CIO au diffuseur américain CNN.
En ce qui concerne le débat sur la participation des athlètes russes et bélarussiens, le CIO a souligné que, dans tous les cas, la proposition est que les athlètes puissent assister aux événements sportifs en tant que «neutres» et qu’ils ne puissent en aucun cas représenter «leur État ou toute autre organisation de leur pays».
Le président ukrainien Volodimir Zelenski a fait référence à la controverse dans son discours du dernier soir, dans lequel il a déclaré avoir envoyé une lettre aux présidents des fédérations sportives internationales leur demandant de «reconsidérer» la décision du CIO.
Pour le dirigeant ukrainien, une fois que les athlètes russes s’envoleront pour les compétitions internationales, ce ne sera qu’une «question de temps» avant qu’ils ne commencent à «justifier l’agression de la Russie et à utiliser les symboles de la terreur».
Avant lui, le conseiller présidentiel Mikhail Podoliak avait accusé le CIO de promouvoir la guerre et de «regarder avec plaisir la Russie détruire l’Ukraine», puis d’offrir à Moscou une «plateforme pour promouvoir le génocide».
Dans la même veine, le ministre des affaires étrangères Dimitro Kuleba a qualifié le CIO d'»ignorant» et a souligné les liens des athlètes russes avec le club sportif central de l’armée russe, qui «commet des atrocités» telles que «tuer, violer et voler».
Depuis le début de la guerre, les organismes sportifs internationaux ont annulé toute manifestation sur le territoire russe ou bélarussien, et ont même obligé les athlètes des deux pays à concourir sous un drapeau neutre, sans arborer de symboles nationaux.
Toutefois, le CIO a confirmé la semaine dernière qu’il envisageait de lever l’interdiction faite aux athlètes russes et bélarussiens de participer à des compétitions internationales. En effet, le président du CIO, Thomas Bach, a appelé en décembre à ce que le sport retrouve sa «mission unificatrice».
LES SANCTIONS SONT «NON NÉGOCIABLES».
Par la suite, le Comité international olympique a partagé une déclaration sur son profil Twitter officiel dans laquelle il souligne que les sanctions actuellement en vigueur «ne sont pas négociables» car, en fait, elles ont été récemment ratifiées lors de la dernière réunion début décembre.
Ainsi, l’instance a rappelé que, sur la base de ces mesures, aucun événement organisé ou promu par une quelconque fédération sportive de Russie ou de Biélorussie, ou par leurs propres comités olympiques nationaux, n’est autorisé à se tenir.
D’autre part, elle a rappelé l’interdiction du déploiement des drapeaux, hymnes et couleurs nationales par les athlètes, ou les équipes nationales, qui participent à des événements sportifs. Les représentants des gouvernements russe et bélarussien sont également interdits d’assister aux événements sportifs.
Source: (EUROPA PRESS)






