
Plus de 20 ministres des affaires étrangères et le haut représentant de l’Union européenne pour la politique étrangère, Josep Borrell, ont encouragé mercredi la communauté internationale à soutenir le peuple birman au lendemain du coup d’État qui a duré deux ans.
«Une fois encore, nous appelons tous les membres de la communauté internationale à soutenir tous les efforts visant à obliger les responsables de violations des droits de l’homme et d’abus à rendre des comptes, à cesser la vente et le transfert d’armes et d’équipements qui facilitent les atrocités, et à répondre aux besoins humanitaires urgents du peuple birman, y compris de ses communautés les plus vulnérables», peut-on lire dans un communiqué commun.
Les ministres des affaires étrangères de pays tels que les États-Unis, le Royaume-Uni, l’Ukraine, la Corée du Sud, le Ghana et la Nouvelle-Zélande ont montré leur «détermination» à soutenir «tous ceux qui œuvrent pacifiquement à un avenir inclusif et démocratique pour le peuple birman».
«Au cours des deux dernières années, le peuple birman a courageusement démontré son attachement à un pays démocratique, en exigeant le respect des droits de l’homme et des libertés fondamentales et en faisant preuve d’une résilience résolue face à des atrocités innommables», ont souligné les ministres.
Malgré cela, depuis le coup d’État de l’armée birmane le 1er février 2021, le pays est plongé dans une profonde crise politique, économique et humanitaire, doublée d’une répression violente de toutes les formes d’opposition, y compris les manifestations pacifiques.
«Les militaires ont renversé les souhaits démocratiques du peuple birman exprimés lors des élections générales de novembre 2020 lorsqu’ils ont pris le pouvoir (…) Nous réitérons notre appel pour que la Birmanie retrouve une voie démocratique», peut-on lire dans la lettre.
«De plus en plus d’informations font état de frappes aériennes, de bombardements et d’incendies massifs de villages et de lieux de culte visant des civils et des infrastructures civiles», ont-ils déploré, ajoutant que la torture et les violences sexuelles commises par les forces de sécurité sont monnaie courante.
Les ministres ont également salué le rôle de l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est (ANASE) dans la résolution de la crise dans le pays, ainsi que la première résolution du Conseil de sécurité des Nations unies adoptée en décembre, qui appelle à une cessation immédiate de la violence et à la défense des droits de l’homme, indique le communiqué.
Source: (EUROPA PRESS)






