
Les autorités iraniennes estiment que l’attaque par drone de la semaine dernière contre un entrepôt d’explosifs dans la ville centrale d’Ispahan a été menée sur ordre d’un «service de sécurité étranger» et avec le soutien de «groupes d’opposition kurdes».
Selon les informations du portail d’information iranien Nour News, qui est affilié au Conseil suprême de sécurité nationale d’Iran, certaines parties de l’engin utilisé dans l’attaque sont entrées en Iran «avec la participation de groupes d’opposition kurdes» basés dans la région semi-autonome du Kurdistan irakien.
Les autorités iraniennes estiment que ces groupes non précisés ont acheminé les matériaux par des «routes inaccessibles» dans le nord-ouest du pays, après quoi les drones ont été assemblés à des fins de «sabotage» à Ispahan. Nour News a précisé qu’une cellule composée d'»éléments de l’opposition kurde» qui entretenaient des contacts avec les services de renseignement israéliens a été arrêtée en août 2022 par des agents du ministère iranien du renseignement.
Le gouvernement iranien a imputé les explosions d’Ispahan à une attaque de drone. Des sources américaines citées par le «Wall Street Journal» ont ensuite indiqué qu’Israël était à l’origine de l’incident, tandis que les États-Unis s’en sont dissociés. Les autorités israéliennes n’ont pas commenté l’incident.
Ces derniers mois, l’Iran a mené plusieurs bombardements et attaques d’artillerie contre les positions des groupes kurdes au Kurdistan irakien et a promis d’agir jusqu’à ce que la menace qu’ils représentent soit «éliminée», alors que l’Irak a critiqué les violations de sa souveraineté lors de ces opérations. Il accuse également les groupes d’opposition kurdo-iraniens d’alimenter les manifestations qui se déroulent depuis septembre à la suite de la mort en détention d’une jeune femme kurde, Mahsa Amini, qui avait été arrêtée pour avoir prétendument mal porté le foulard islamique traditionnel.
Source: (EUROPA PRESS)






