
Le premier convoi d’aide humanitaire des Nations unies a franchi jeudi la frontière turco-syrienne pour acheminer de l’aide dans le nord-ouest du pays arabe afin de venir en aide aux personnes touchées par les tremblements de terre de lundi, qui ont fait plus de 17 000 morts, dont plus de 3 000 en Syrie.
Le chef de la mission du Bureau des Nations unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA) en Turquie, Sanjana Quazi, a indiqué dans des déclarations à la chaîne de télévision qatarie Al Jazeera que «les opérations d’aide transfrontalière des Nations unies ont été rétablies aujourd’hui» avec le passage de six camions par le point de passage de Bab al Hawa, le seul autorisé pour ce type d’opération.
«Nous sommes soulagés de pouvoir atteindre la population du nord-ouest de la Syrie en cette période d’urgence. Nous espérons que cette opération se poursuivra, car il s’agit d’une bouée de sauvetage humanitaire et de la seule voie qui puisse être étendue», a-t-il déclaré, après que l’acheminement de l’aide humanitaire vers le nord-ouest de la Syrie a été suspendu à la suite des tremblements de terre dévastateurs, qui ont endommagé la route reliant Gaziantep au centre de transit des Nations unies à Hatay.
L’OCHA a déclaré mercredi avoir identifié deux itinéraires alternatifs pour atteindre son centre de transit depuis Gaziantep via Kilis et Kirijan et depuis Mersin via Adana et Kirijan. Asaad al Achi, chef de l’organisation civile Baytna Syria, a confirmé que la Turquie a autorisé la livraison de l’aide par deux points de passage supplémentaires : Bab al Salama et Al Rai.
Le coordinateur humanitaire des Nations unies pour la crise syrienne, Muhannad Hadi, a déclaré mercredi qu'»il y a une lueur d’espoir que nous puissions atteindre la population» et a indiqué que les livraisons pourraient reprendre jeudi. En 2022, environ 600 camions d’aide humanitaire ont traversé le Bab al Hawa pour apporter de l’aide à 2,6 millions de personnes chaque mois.
La situation dans le nord-ouest de la Syrie reste compliquée par l’ampleur des destructions et le fait que seuls cinq pour cent des sites touchés par le tremblement de terre sont couverts par les équipes d’urgence, dirigées par la défense civile syrienne, connue sous le nom de «casques blancs», qui manquent également de machines lourdes pour l’enlèvement des débris.
Les «casques blancs» ont indiqué que plus de 1 900 personnes ont été tuées et 2 950 blessées dans les zones tenues par les rebelles dans les provinces d’Idlib et d’Alep (nord-ouest), un chiffre auquel il faut ajouter 1 262 morts et 2 285 blessés dans les zones du pays arabe contrôlées par les autorités. La Turquie a également confirmé la mort de plus de 14 000 personnes sur son territoire, selon le dernier bilan fourni par son président, Recep Tayyip Erdogan.
Source: (EUROPA PRESS)






