
Le bilan des tremblements de terre survenus lundi dans le sud de la Turquie, près de la frontière syrienne, dépasse désormais les 15 000 morts, selon les chiffres publiés à ce jour, dont plus de 12 000 morts sur le sol turc.
L’Autorité de gestion des catastrophes et des urgences (AFAD), qui dépend du ministère turc de l’Intérieur, a déclaré tôt jeudi matin que 12 391 personnes ont perdu la vie en Turquie, tandis que 62 914 ont été blessées, selon l’agence de presse Anatolia.
Quelques heures plus tôt, le président turc Recep Tayyip Erdogan, s’exprimant depuis la province de Hatay – où il s’est rendu mercredi pour rendre visite aux blessés – a qualifié les tremblements de terre de «grande catastrophe».
Lors de sa visite dans la zone touchée par les tremblements de terre, M. Erdogan a souligné que 6 444 bâtiments avaient été détruits. «Nous avons mobilisé toutes nos ressources. L’État travaille avec les autorités, avec tous ses moyens», a-t-il souligné, avant d’assurer que le travail de recherche et de sauvetage ne s’arrêtera pas «tant qu’il n’y aura plus personne sous les décombres».
L’autorité de gestion des catastrophes et des urgences (AFAD) du ministère turc de l’intérieur a déclaré qu'»après le premier tremblement de terre, 648 autres séismes ont été enregistrés, le plus important étant un tremblement de terre de magnitude 7,6 dont l’épicentre se trouve à Elbistan», avant de confirmer que plus de 98 100 agents, travailleurs d’organisations non gouvernementales, équipes de recherche et de sauvetage et volontaires sont déployés dans les zones touchées. La Turquie a également mis en place un pont aérien pour le transfert de personnel et de matériel depuis Istanbul, Ankara et Izmir.
Dans ce contexte, le gouvernement a mis en place un centre de gestion de crise au sein du ministère de la défense pour «faire face à cette grande catastrophe» afin d’acheminer le personnel et le matériel de secours par un pont aérien.
Le président turc a déclaré mardi l’état d’urgence pour trois mois dans les dix provinces touchées par les tremblements de terre. «Nous sommes confrontés à l’une des plus grandes catastrophes non seulement de l’histoire de la république, mais aussi de la région et du monde», a-t-il déclaré.
SITUATION EN SYRIE Le séisme a fait 1 262 morts et 2 285 blessés dans les zones de Syrie contrôlées par les autorités, selon le ministère syrien de la Santé, selon l’agence de presse étatique syrienne SANA. Ces chiffres correspondent aux provinces d’Alep, Hama, Lattaquié, Tartous et aux zones d’Idlib tenues par le gouvernement.
«Nous sommes dans une course contre la montre et travaillons avec le maximum d’énergies disponibles et avec la coopération de toutes les parties», peut-on lire dans un communiqué du ministère syrien de la Santé, qui précise que l’exécutif du pays a revu les mesures d’urgence régissant la situation.
Le Premier ministre syrien Husein Arnus s’est rendu mercredi dans la province occidentale de Lattaquié pour superviser les opérations de recherche et de sauvetage dans la capitale provinciale, Lattaquié. Il a été informé par les autorités locales des travaux en cours et a rencontré les habitants du quartier de Raml al Shamali, selon l’agence de presse étatique syrienne SANA.
Outre les chiffres du gouvernement syrien, plus de 1 730 personnes ont été tuées et 2 850 blessées dans les zones tenues par les rebelles dans les provinces d’Idlib et d’Alep (nord-ouest), a indiqué la Défense civile syrienne, connue sous le nom de «Casques blancs», sur son compte Twitter, insistant sur le fait que «le bilan devrait s’alourdir de manière significative alors que des centaines de familles restent coincées sous les décombres plus de 50 heures après le séisme». Enfin, ils ont noté que plus de 360 bâtiments ont été complètement détruits, tandis que plus d’un millier sont «sévèrement détruits».
Source: (EUROPA PRESS)






