
Le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, a qualifié jeudi les tremblements de terre qui ont frappé la Turquie et la Syrie de «l’une des plus grandes catastrophes naturelles de notre temps».
M. Guterres a réaffirmé qu’il est pleinement conscient que l’ampleur des dégâts et de la crise humanitaire qui se déroule sous les yeux du monde n’est pas encore connue, a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse.
En ce sens, il a fait remarquer que les habitants de la région sont confrontés à «un cauchemar sur un cauchemar», assurant que le sud de la Turquie est caractérisé depuis des années par l’accueil de réfugiés syriens.
«Lors de mes visites (dans la région), j’ai été profondément touché par la solidarité des personnes qui ont ouvert leurs maisons et leurs cœurs. Maintenant, ces maisons ont été détruites et ces cœurs sont brisés», a déclaré António Guterres.
Face à «ce désastre épique», il a lancé un «appel pressant» à la communauté internationale pour qu’elle montre aux peuples turc et syrien «le même type de soutien et de générosité avec lesquels ils ont accueilli, protégé et aidé des millions de réfugiés et de personnes déplacées dans un immense élan de solidarité».
Plus tôt, le Secrétaire général des Nations Unies a précisé que le premier convoi d’aide de l’ONU était entré dans le nord de la Syrie. Il comprend six camions transportant des abris et d’autres fournitures de secours dont on avait «désespérément» besoin.
«Une aide supplémentaire est en route, mais il en faut beaucoup, beaucoup plus», a déclaré António Guterres, déplorant «la perte de tant de personnes» alors que le nombre de morts ne cesse de croître.
Les tremblements de terre ont tué près de 17 000 personnes en Turquie depuis lundi, 1 262 dans les zones de la Syrie contrôlées par le gouvernement de Bachar el-Assad et 1 970 autres dans les zones tenues par les rebelles dans les provinces d’Idlib et d’Alep dans le nord-ouest, selon différents bilans publiés ces dernières heures.
Source: (EUROPA PRESS)






