
Le Centre des journalistes afghans (AFJC) a dénoncé les restrictions imposées ces derniers jours aux émissions de la radio publique internationale américaine dans le pays, dans le cadre d’une campagne qui a commencé il y a deux mois par la coupure de ses fréquences et s’est poursuivie par des entraves à l’accès à ses sites web.
Radio Azadi et Voice of America sont les deux médias concernés par ces restrictions. Des sources proches de ces derniers, ainsi que des opérateurs de médias nationaux, soupçonnent, sous couvert d’anonymat, que ces coupures sont le résultat d’un ordre direct des talibans.
«Il est clair qu’il ne s’agit pas d’un problème technique car tous les sites web sont hors service par l’intermédiaire des principaux opérateurs. Il s’agit clairement de l’œuvre des talibans, mais la commission (des médias) du pays n’a reçu aucune notification», selon l’une de ces sources.
La restriction des médias sans décision de justice reste une infraction pénale en vertu du droit afghan, malgré l’arrivée au pouvoir des talibans.
Les talibans n’ont pas fait de commentaires sur un incident auquel la directrice par intérim de VOA, Yolanda Lopez, s’attendait à un moment donné, selon une déclaration sur son compte Twitter.
«Nous nous y sommes préparés [et] notre public en Afghanistan a utilisé des outils promus par VOA pour contourner le blocus», indique le communiqué.
Les autorités afghanes actuelles accusent les médias de violer les principes journalistiques et de fournir des informations partiales.
Selon l’AFJC, plus de la moitié des 600 médias qui étaient actifs en Afghanistan avant le retour au pouvoir des talibans en août 2021 ont été fermés, soit pour des raisons économiques, soit en raison des restrictions imposées par les fondamentalistes. En outre, des centaines de journalistes et de professionnels des médias afghans ont fui leur pays.
Source: (EUROPA PRESS)






