
Le gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) a prolongé jusqu’à la fin du mois l’état d’urgence déclaré en mai 2021 dans les provinces de l’Ituri et du Nord-Kivu, dans le nord-est du pays, notamment dans cette dernière où des affrontements sanglants entre l’armée et le mouvement rebelle M23 ont provoqué le déplacement d’un demi-million de personnes.
Suite à une réunion des ministres de la sécurité et de l’intérieur, le gouvernement a annoncé une nouvelle prolongation de 15 jours qui entrera en vigueur le 16 février, a déclaré le porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya.
«Le maintien de cette mesure exceptionnelle soutient le gouvernement et permettra aux forces armées de consolider les acquis des opérations précédentes et de poursuivre les actions visant à rétablir la paix et la sécurité dans l’est de la République démocratique du Congo», selon le communiqué publié par Actualité.
Les combats contre le M23 ont par exemple conduit ces dernières heures, selon Radio Okapi, à l’évacuation d’urgence d’un camp de guérilleros démobilisés à Mubambiro, à seulement 20 kilomètres de Goma, la capitale du Nord-Kivu.
L’Ituri abrite la redoutable milice des Forces démocratiques alliées (ADF), loyale au groupe djihadiste État islamique en Afrique centrale (EIAC) et accusée par les Nations unies d’avoir tué plus de 1 200 civils en 2021.
Le médiateur de la Communauté des États de l’Afrique de l’Est pour le conflit dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), Uhuru Kenyatta, a appelé au déploiement complet des forces internationales dans la région pour tenter de contenir les hostilités entre l’armée et les rebelles, alors que les efforts diplomatiques pour mettre fin à la crise sont difficiles.
Le médiateur et ancien président kenyan demande à la Force régionale de la Communauté d’Afrique de l’Est (EARCF) d’ordonner un déploiement «sans délai» dans «tout l’est de la RDC» pour «s’interposer entre les parties belligérantes» et assurer la sécurité dans les zones où les combats ont cessé, selon une déclaration publiée par le site web «The East African».
La déclaration de M. Kenyatta fait suite au sommet d’urgence des chefs d’État d’Afrique de l’Est qui s’est tenu le week-end dernier au Burundi – auquel le médiateur n’a pu assister en raison de problèmes logistiques – et qui s’est en principe conclu par un engagement à renforcer le plan de paix pour la région congolaise et à trouver une solution diplomatique entre la RDC et le Rwanda, accusé par son voisin congolais d’aider le groupe rebelle, ce que le gouvernement rwandais a catégoriquement démenti.
Source: (EUROPA PRESS)






