
Le ministre péruvien de la Défense, Jorge Chávez Cresta, a célébré dimanche la libération totale du réseau routier national de Tumbes à Tacna, sur la côte du pays, qui était bloqué par les manifestations antigouvernementales et empêchait l’approvisionnement de la population.
«La zone de Chao (La Libertad), à Ica, à La Joya (Arequipa) a été libérée, ce qui a permis de libérer tout le réseau routier de la Panaméricaine Sud, de Tumbes à Tacna», a confirmé le ministre de la Défense dans des déclarations rapportées par l’agence de presse Andina, une opération qui garantira désormais l’approvisionnement en carburant, en nourriture et la liberté de transit aux communautés touchées.
Chévez Cresta a également réitéré que le gouvernement poursuivra les actions visant à débloquer les routes, un effort conjoint entre les ministères de la défense et de l’intérieur avec le soutien des forces armées.
Comme le rapporte l’agence susmentionnée, le ministre de la Défense a souligné que certaines régions sont encore bloquées, une situation qu’il espère voir se résoudre au cours de ce week-end afin de libérer complètement le réseau routier.
En ce qui concerne le travail des forces armées, le ministre de la Défense a souligné que «les forces de l’ordre n’ont pas l’intention de s’engager dans la confrontation», mais mènent des actions de nature dissuasive pour le processus de déblocage des routes, qui «ne s’arrêtera pas tant que plus aucune route ne sera bloquée».
Fin janvier, les ministères péruviens de l’intérieur et de la défense ont confirmé le début du processus de déblocage des routes du réseau routier national, qui est en état d’urgence en raison des protestations contre le gouvernement.
Le Pérou traverse une profonde crise politique à la suite de la destitution par le Congrès de l’ancien président Pedro Castillo, qui a annoncé le 7 décembre la dissolution du Parlement andin et la mise en place d’un gouvernement spécial.
Suite à l’arrestation de l’ancien président, des dizaines de milliers de personnes ont manifesté dans diverses régions du pays pour demander la démission du président Dina Boluarte, la dissolution du Congrès et la convocation urgente d’élections présidentielles. Depuis lors, plus de 60 personnes ont été tuées lors d’émeutes entre les manifestants et les forces de sécurité.
Source: (EUROPA PRESS)






