
La dirigeante du parti politique péruvien Fuerza Popular, Keiko Fujimori, a promis mercredi qu’elle ne serait pas candidate à la présidence en cas d’élection anticipée, après avoir rencontré la présidente du pays, Dina Boluarte, pour demander une élection anticipée.
«S’il y a une élection anticipée, je ne serai pas candidate à la présidence», a déclaré Mme Fujimori dans des déclarations à la presse après sa rencontre avec la présidente péruvienne, qui a entamé un cycle de consultations avec tous les dirigeants au milieu de la crise politique que traverse le pays, selon RPP.
Selon le leader de la Force populaire conservatrice, la «manière la plus rapide» de trouver une solution à la situation au Pérou est d’avancer les élections à 2023, comme le camp Fujimori l’a proposé au Congrès péruvien.
Il a toutefois regretté que plusieurs bancs du Parlement andin aient rejeté sa proposition. «Il y a eu une étrange coïncidence entre les extrêmes comme la droite et la gauche, qui ont malheureusement boycotté la sortie, en trouvant des excuses comme l’Assemblée constituante ou en prenant des prétextes voulant de prétendues réformes», a-t-il déclaré.
Lors des différents votes qui ont eu lieu au Congrès sur l’éventuelle anticipation des élections, les bancs de gauche ont souligné l’importance qu’un appel aux élections soit accompagné d’un référendum pour décider de la refonte de l’État par le biais d’une Assemblée constituante qui rédigerait une nouvelle Magna Carta, faisant appel au blocage que le Congrès a exercé pendant le mandat de l’ancien président Pedro Castillo.
DEMANDE INSTAMMENT À GUSTAVO PERO DE NE PAS «SE MÊLER DES AFFAIRES INTÉRIEURES».
D’autre part, Fujimori a reproché au président colombien Gustavo Petro de se mêler des affaires intérieures, après qu’il ait critiqué l’action de la police lors des mobilisations sociales nationales contre le gouvernement de Dina Boluarte.
«Après les déclarations de Petro, je lui demande de ne pas fourrer son nez rouge au Pérou. Nous n’allons pas accepter le terrorisme de l’étranger, je veux envoyer mes salutations au peuple colombien, mais ma répudiation totale du guérillero Gustavo Petro», a souligné Fujimori, selon la chaîne précitée.
Les propos de l’homme politique péruvien interviennent après que la commission des affaires étrangères du Congrès péruvien a approuvé mardi une motion déclarant le président colombien «persona non grata» pour ses déclarations.
Source: (EUROPA PRESS)






