
Le gouvernement canadien a délivré jeudi une licence permettant à la société Adastra Labs de posséder, produire, vendre et distribuer légalement de la cocaïne, dans le but d’améliorer les conditions de sécurité des toxicomanes dans le pays.
Santé Canada a donné à l’entreprise, spécialisée dans la transformation du cannabis, l’autorisation de devenir un distributeur de drogues et de substances contrôlées, ce qui lui permet d’interagir avec jusqu’à 250 grammes de cocaïne et d’importer des feuilles de coca pour fabriquer et synthétiser la substance, a déclaré Adastra Labs dans un communiqué.
La réduction des risques est une question centrale et essentielle, et nous restons à l’avant-garde de la réglementation des drogues dans tous les domaines», a déclaré Michael Forbes, PDG d’Adastra.
L’opposition au gouvernement de Justin Trudeau a toutefois critiqué cette mesure, affirmant que la cocaïne n’est »pas sûre» et soulignant que »c’est mal», selon la CBC.
La cocaïne n’est pas prescrite, elle n’est pas sûre et c’est mal (…) Commercialiser la cocaïne comme une opportunité commerciale équivaut à légaliser le trafic de cocaïne, point final «, a déclaré Kevin Falcon, membre du Parti libéral de la Colombie-Britannique.
Dans l’État canadien de la Colombie-Britannique, une exemption de trois ans en vertu de la loi sur les drogues et substances contrôlées (CDSA) est en place depuis janvier 2023 pour les adultes de 18 ans et plus qui possèdent jusqu’à 2,5 grammes d’opioïdes, de cocaïne, de méthamphétamine, de MDMA ou d’une combinaison de ces substances.
Plus de 11 000 personnes sont mortes de surdoses de substances illicites depuis que la Colombie-Britannique a déclaré une urgence de santé publique en 2016. Les décès ont monté en flèche lorsque le fentanyl, un opioïde, est devenu la drogue illicite dominante.
Source: (EUROPA PRESS)






