
Un tribunal du Salvador a condamné deux membres de la Mara Salvatrucha (MS-13) à des peines allant de 269 à 325 ans de prison pour leur responsabilité dans le meurtre de sept personnes, dont quatre soldats, lors d’une attaque en 2016 dans la ville d’Ilopango, a confirmé le bureau du procureur salvadorien.
«Après une enquête bien formulée et avec des preuves irréfutables, le bureau du procureur a obtenu des peines de 325 et 269 ans de prison pour deux membres du gang MS-13 qui ont participé au meurtre de 7 victimes, parmi lesquelles quatre soldats tués en 2016, dans la colonie de Vista al Lago, Ilopango», a déclaré l’agence à travers un communiqué publié sur son site web.
Elle a précisé que Henry Alonso Romero Rosales a été condamné à 325 ans de prison, tandis que Miguel Antonio Díaz Saravia a été condamné à 269 ans de prison, tout en soulignant que tous deux ont été arrêtés pendant le «régime d’exception» décrété par le président salvadorien, Nayib Bukele, en raison de l’augmentation de l’insécurité dans le pays d’Amérique centrale.
Le bureau du procureur a précisé que les quatre soldats assassinés se rendaient à leur détachement militaire lorsqu'»ils sont montés dans le mauvais bus et ont été interceptés par des membres du gang, qui les ont forcés à quitter l’unité de transport, les ont privés de leur liberté et les ont ensuite assassinés». «Leurs corps ont été enterrés dans des tombes clandestines», a-t-il souligné.
Fin novembre, M. Bukele a annoncé le lancement de la «phase 5″ de son plan de contrôle territorial pour lutter contre les gangs, qui permettra aux forces armées du pays de trouver et d'»extraire» les criminels présumés dans les grandes villes. Le plan du président consiste à exporter des encerclements militaires à l’échelle nationale, comme celui réalisé dans la ville de Comasagua, qui compte 15 000 habitants, mais cette fois dans des villes et des municipalités plus importantes.
Le président salvadorien, qui se représentera en 2024, a défendu l’état d’urgence comme un instrument clé de son plan de sécurité, face aux organisations de défense des droits de l’homme qui mettent en cause les pouvoirs excessifs accordés aux forces de sécurité.






